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Nouvelle collecte et gestion des déchets sur les secteurs de Malestroit et de La Gacilly

En 2024 et 2025, de l’Oust à Brocéliande Communauté harmonise la collecte et la gestion des déchets sur les secteurs de Malestroit et de La Gacilly. Le ramassage des ordures ménagères et du tri évolue.

Pourquoi ces changements ?
Notre communauté de commune s’engage pour l’environnement et doit répondre aux obligations réglementaires françaises et européennes. Et la réduction des déchets nous permet de limiter notre impact et de répondre à ces lois. C’est aussi un grand projet de notre territoire.
En 2023, chacun d’entre nous a produit 173 kg d’ordures ménagères. Et les 3 quarts de ces déchets auraient dû être triés ! C’est trop !

Oui, mais que faire ?
Nos habitudes quotidiennes ont un impact sur la quantité de nos poubelles. Pour réduire fortement nos déchets, adoptons l’astuce des 5 R :

  • Refusons : les objets à usage unique, inutiles.
  • Réduisons : en ne consommant que le nécessaire.
  • Réutilisons : en achetant d’occasion, empruntons ou réparons ce qui peut l’être.
  • Recyclons : les objets ou matières revalorisables.
  • Rendons à la terre : en compostant.

Grâce à ces actions, nous maîtriserons aussi les coûts de collecte et de traitement. Nous pouvons le faire ! Individuellement et collectivement.

Cette nouvelle gestion des déchets s’organise par étape et par zone jusqu’à l’été 2025.
Les communes des secteurs de Malestroit et de La Gacilly sont d’abord concernées. Le secteur de Guer, géré par le Smictom Centre Ouest, intégrera le dispositif ultérieurement.

Concrètement, qu’est-ce qui change ?
Les ordures ménagères ne seront plus collectées en bacs. Elles devront être déposées dans l’un des 250 points d’apport volontaire. Ces bornes seront accessibles sur tout le territoire 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Chacun pourra y déposer ses sacs de 50 litres maximum. Les points d’apport volontaire seront équipés d’un contrôle d’accès. Il suffira de passer sa carte déchets sur le lecteur pour comptabiliser les ouvertures.
Si vous n’avez pas de carte, pensez à la demander à notre service déchet. Elle est gratuite. C’est la même carte que pour les déchetteries.
Le tri des emballages et des papiers change également. Il se fera en bacs jaunes individuels. Ils seront à déposer au point de rassemblement près de chez soi. Le camion de collecte passera toutes les 2 semaines. Ces nouveaux bacs seront équipés d’une puce pour que chacun suive le nombre de levées de son bac et maîtrise sa production de déchets.

Et côté facturation, quelles seront les évolutions ?
En 2027, une redevance incitative sera mise en place. Cette tarification contribuera à réduire nos déchets et à mieux les trier. L’usager sera facturé en fonction de ce qu’il jette et trie. Nous pouvons et devons tous agir pour produire moins de déchets et changer nos habitudes de consommation ! Alors, prêt à relever ce défi tous ensemble ?

[Musique]

Podcast Réserve naturelle des landes de Monteneuf – Episode 1

[Ludivine] Bonjour à toutes et tous. Nous sommes ici à Monteneuf et je suis ravie de vous retrouver pour le premier épisode du podcast « Les landes en coulisses ».

Monteneuf c’est une commune du Morbihan, aux portes de Brocéliande, Pays des contes et légendes, et également célèbre pour ses mégalithes. Mais nous ne sommes pas là pour les fameux Menhirs de Monteneuf mais bien pour vous faire découvrir la Réserve naturelle des landes de Monteneuf.

Allez, suivez-moi, on va retrouver Charlotte et Océane.

Bonjour Charlotte. Bonjour Océane. Alors, dites-moi qu’est-ce que vous êtes en train de faire ?

[Charlotte]  Alors là, on est en train de dégager les chemins suite à la tempête qu’il y a eue.

[Ludivine] Charlotte conservatrice.

[Charlotte] Ça permet de rendre les sentiers de la Réserve accessibles, de dégager le bois pour que les visiteurs puissent bien passer sur les chemins, en toute sécurité.

[Ludivine] Alors, d’ailleurs, c’est très intéressant. Tu viens d’évoquer le mot Réserve.

[Charlotte] Oui.

[Musique] C’est quoi une Réserve ?

[Ludivine] Mais qu’est-ce qu’une réserve ?

[Charlotte] Une réserve naturelle, c’est un outil de protection réglementaire, qui protège à la fois des espaces, des espèces, des objets géologiques aussi. C’est un espace qui est protégé, sur lequel il y a une réglementation. Il y a aussi plusieurs types de Réserves naturelles. Nous ici, c’est une Réserve naturelle régionale, donc nous sommes sous compétence de notre autorité de classement qui est le Conseil Régional de Bretagne. Toutes ces Réserves-là ont en commun trois grands objectifs qui sont de protéger, de gérer et de sensibiliser.

[Océane] La Réserve naturelle régionale des landes de Monteneuf, c’est 124 hectares qui sont classés depuis 2013.

[Ludivine] Océane, chargée d’études scientifiques

[Océane] 124 hectares qui sont régis par un plan de gestion, qui cite des grands objectifs à long terme, des objectifs opérationnels.

[Ludivine] Il faut quand même bien se dire que 124 hectares c’est l’équivalent de 177 terrains de foot et deux fois le Puy du fou et c’est aussi grand que la propriété d’Alain Delon

[Océane] Nous, on a la particularité d’avoir des propriétaires à la fois publics et privés. Donc on a un total de 45 propriétaires privés qui donnent leur accord volontaire pour classer leur parcelle. Et on a quatre propriétaires publics qui sont la commune de Monteneuf, majoritaire, on a ensuite de l’Oust à Brocéliande communauté, le département du Morbihan puisqu’on est aussi classé espace naturel sensible, et enfin Eau du Morbihan puisqu’on a un captage d’eau sur le périmètre de la Réserve.

[Ludivine] D’accord. Et donc il faut rappeler que de l’Oust à Brocéliande communauté est le gestionnaire et donc votre employeur.

[Charlotte et Océane] Exactement.

[Ludivine] Alors, dis-moi Charlotte, est-ce que sur la Réserve on a des pépites, des espèces plutôt particulières ?

[Charlotte] Oui, on a nos stars sur la Réserve. On a même une mascotte, l’engoulevent d’Europe, un oiseau migrateur. Donc là, il n’est plus là en ce moment mais il revient à la belle saison pour nicher. On a aussi d’autres belles espèces, que ce soit en faune ou en flore. Donc en flore la Gentiane pneumonanthe, une jolie plante bleue sur laquelle pond un papillon protégé, l’Azuré des mouillères. Et on a aussi le Glaïeul de Galice.

[Ludivine] C’est une plante à tige très fine surmontée d’une grappe de fleurs rose violacée.

[Charlotte] La Vipère péliade, donc un petit serpent. Ce n’est pas très grand comme espèce. Voilà, c’est une espèce qu’on peut croiser mais qui est plutôt discrète. On peut la voir si on est attentif et qu’on fait attention à nos pieds, de ne pas faire trop de vibration quand on marche. On peut la voir quand elle a besoin de prendre le soleil pour activer son métabolisme parce que c’est quand même une espèce de milieu frais mais elle a quand même besoin de rayons d’ensoleillement.

[Ludivine] Bon là je vous la passe en accéléré parce que sinon on y est encore demain. Mais ne vous inquiétez pas on va y revenir dans les prochains épisodes.

[Océane] Faune, flore et fonge mélangés, on a un peu plus de 1500 espèces qui ont été inventoriées.

[Ludivine] 10 % des espèces présentes en Bretagne, ce qui est quand même énorme.

[Charlotte] C’est vrai que c’est un beau chiffre, mais c’est surtout lié à la diversité des habitats. À Monteneuf, on a une petite mosaïque d’habitats, on a de la lande, plusieurs types de landes : lande sèche, lande humide, lande mésophile. On a aussi des milieux boisés, avec des milieux déboisements mixtes de feuillus, des affleurements rocheux, des zones plutôt humides avec des étangs, des mares.

[Ludivine] Charlotte, la conservatrice de cette Réserve et Océane, chargée de missions scientifiques vont nous accompagner tout au long de nos épisodes. Vous allez apprendre à les connaître et vous les croiserez certainement en vous baladant sur la Réserve. Attention, toujours en suivant les chemins balisés. C’est la règle numéro 1 dans une Réserve. 1584 espèces, ça fait de quoi surveiller quand on pose le pied. Alors, autant assurer le coup en restant sur les sentiers battus. D’autant plus, vous le découvrirez tout au long de nos épisodes, qu’il y a ici des espèces surprenantes que vous pourriez déranger et même blesser si vous décidiez de vous aventurer au milieu de la lande.

[Océane] Charlotte parlait tout à l’heure de lande sèche, lande humide, lande mésophile. Ici par exemple, la Bruyère cendrée va être plus sur les landes sèches.

[Charlotte] Je m’aperçois qu’il y a un panneau qui est tombé dans l’étang. C’est les panneaux réglementaires.

[Ludivine] Parce que donc vous avez aussi la gestion de la signalétique sur la Réserve ?

[Charlotte] On doit l’entretenir. C’est ce qui permet aussi aux visiteurs de bien identifier le lieu, de comprendre qu’ils sont dans un espace protégé. C’est des petits panneaux qui comprennent certains pictogrammes. Donc par exemple, il peut être indiqué dessus de ne pas cueillir des plantes, de ne pas s’éloigner des sentiers. Alors la cueillette de champignons est autorisée mais dans une certaine mesure. Le fait de tenir son chien en laisse par exemple pour assurer une certaine quiétude à la faune. Les chiens sont évidemment autorisés sur la Réserve, il n’y a pas de souci. On peut aussi trouver les réglementations notamment liées à la chasse, à la pêche.

[Ludivine] On peut s’enfoncer dans la Réserve sans risque en fait ?

[Océane] Exactement. Le but ce n’est pas de mettre la biodiversité sous cloche mais de la faire aussi partager aux gens. Il y a pas mal de sentiers qui parcourent la Réserve. Alors certains sont praticables à vélo, mais seulement sur certaines parties de l’année. Ou à cheval c’est pareil, on a certains sentiers qui sont autorisés aux chevaux.

[Ludivine] Alors, c’est marrant parce qu’on a les vestiges d’une allée couverte. On est sur un espace qui mêle à la fois de l’archéologie et du patrimoine naturel. Une allée couverte, c’est une tombe collective de l’époque néolithique, il y a plus de 4000 ans. Le site des Menhirs de Monteneuf qui fait partie de la Réserve, n’est d’ailleurs qu’à 1 km à vol d’oiseau. 42 menhirs y sont dressés et plus de 500 ont été répertoriés. N’hésitez pas à vous y rendre.

[Ludivine] Les oiseaux sont plutôt sages.

[Charlotte] C’est vrai. Après là, c’est quand même la basse saison. Donc on a beaucoup moins d’activités et les oiseaux ne chantent pas à cette période-là. Il y a quand même des oiseaux qui sont sédentaires qui restent. On peut entendre parfois des cris, des petits cris de contact. Oh, écoutez les geais, ils se répondent. [Cris d’oiseau] Le geai, c’est la sentinelle de la forêt. Donc là, il est en train de dire à ses copains qu’on est là. On les entend plus qu’on ne les voit.

[Musique] C’est quoi une lande ?

[Océane] Du coup, une lande, ça va se caractériser tout d’abord par les paramètres du sol. Il y en a trois qui vont être à retenir. C’est un sol qui est particulièrement acide, qui est aussi peu profond. On voit d’ailleurs, il y a pas mal d’affleurements rocheux un peu partout. Et la dernière caractéristique, c’est l’oligotrophie du sol. Donc en gros, ça veut dire que le sol, il est très pauvre en nutriments. Donc tout cela, ça va permettre à des plantes caractéristiques de pousser. Pour ce qui est de la lande, il faut en retenir trois. On va d’abord avoir la Molinie bleue, qui fait toutes les touffes un peu jaunes à cette saison. On a ensuite les bruyères, donc on en a plusieurs types en fonction de sur quelle lande on se trouve. Là, on est sur une lande sèche, donc on va voir de la bruyère cendrée. Et enfin, la troisième espèce, ça va être l’ajonc. Ici, c’est de l’Ajonc nain qu’on a.

[Ludivine] Charlotte et Océane viennent de nous présenter les trois espèces emblématiques de la lande que sont la bruyère, l’ajonc et la molinie. C’est un peu les big five d’ici. Mais on vous présentera ça dans les prochains épisodes. N’oubliez pas de vous abonner. À bientôt.

[Musique]

Le cadastre solaire

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Le podcast des assistantes maternelles

[Musique]

[Narratrice] Bonjour à toutes et à tous, l’équipe du Relais Petite-Enfance de l’Oust à Brocéliande Communauté vous invite à découvrir ou redécouvrir le métier d’assistante maternelle.  

Dans cette série de podcasts, deux assistantes maternelles, aux parcours différents, nous ouvrent les portes de leur quotidien et nous parlent avec plaisir de leur métier. Et qui sait, elles vous donneront peut-être envie de le devenir ?

Aujourd’hui, elles nous expliquent ce qui les a motivées à devenir « nounou », leurs formations et les satisfactions qu’elles connaissent auprès des enfants.

[Titre] Comment êtes-vous devenues assistantes maternelles ?

[Nathalie] Nathalie, de La Gacilly. Je suis assistante maternelle depuis 16 ans. J’ai travaillé en école en tant que secrétaire et je me suis dirigée vers les petits pour faire du soutien, pour compléter mon emploi du temps. C’était un vœu de l’école et mon mari a été muté. J’ai eu mes enfants, je me suis arrêtée pendant 3 ans pour les garder. J’ai réfléchi sur mon futur. Ça me plaisait de rester à la maison, de garder mes enfants, de m’occuper de petits, donc je me suis posée la question sur les métiers qui existaient.

[Marie] Marie, de Carentoir. Alors moi, j’étais auxiliaire de puériculture en crèche. J’ai toujours voulu travailler avec les enfants. Je suis retournée vers le métier d’assistante maternelle pour pouvoir retrouver les bases de mon métier. Ça fait 5 ans maintenant.

[Nathalie] C’était réfléchi, c’était une décision familiale. Mon mari a été muté, on a cherché une maison qui pouvait proposer des pièces en bas pour travailler et à l’étage ce n’était rien que pour nous, c’était familial. Dans un petit village, avec une école à côté, pas éloigné de tout, que je puisse aller à pied et faire des promenades.

[Marie] Oui c’était réfléchi, c’était une décision qui s’est prise en famille aussi, j’ai posé la question à mes enfants pour savoir s’ils étaient d’accord. Tout le monde a trouvé que c’était un projet intéressant, comme on était en projet de construction de maison, on a fait construire la maison aussi en fonction du projet.

[Titre] La formation

[Nathalie] J’ai fait la formation initiale, donc les 60h avant de commencer à travailler et 60h après.

[Marie] Alors moi en tant qu’auxiliaire de puériculture, je n’ai pas fait la formation, j’étais dispensée. J’ai juste eu la réunion d’information avant. J’aurais aimé la faire parce qu’il y a des parties qui m’ont manquées quand même, tout ce qui est administratif, les choses comme ça qui peuvent être intéressantes à voir. Et puis faire toute la formation ça permet de se rappeler, de se renouveler, puisque ça évolue tout le temps.

[Titre] Accueillir à la maison

[Nathalie] J’aurais aimé avoir la formation avant d’avoir mes propres enfants, j’aurais réagi différemment parce que c’est vrai que c’est très intéressant d’avoir la formation avant. Quand j’ai commencé, elles avaient 2 ans et 3 ans. Les enfants que j’ai commencé à garder, c’était des copains à mes enfants. Je les ai gardés en même temps, je ne faisais pas forcément la distinction. J’ai commencé par un avait 2 ans.

[Titre] Les particularités du métier

[Nathalie] Les particularités, je déteste le quotidien, la routine, et c’est très bien parce que chaque jour est totalement différent, même si on doit garder un rituel avec les petits. Le rituel est très important mais chaque jour est différent : on prévoit quelque chose, et en fin de compte, ce quelque chose-là on le fera une semaine après, ou selon le temps qui fait dehors, selon l’humeur des enfants, la fatigue, l’envie, la patience, la bienveillance, l’écoute, être zen… ce sont les qualités pour être assistante maternelle.

[Marie] Les particularités du métier, c’est aussi que l’on travaille avec des employeurs qui ne sont pas des professionnels. Ce sont des parents qui souvent découvrent leur métier de parents aussi. Et en plus, on change régulièrement d’employeur, il faut tout le temps se réadapter aussi aux parents. La bienveillance, l’écoute, la patience, je pense que c’est la base du métier, et être très organisé, on est obligé d’avoir une routine même si on respecte le rythme de l’enfant, il y a le repas, il y a la sieste.

[Nathalie] Le lundi matin, quand ils arrivent, ils sont fatigués, il y a toujours une sieste après le week-end ou un week-end à rallonge. On fait la lecture, des câlins, des fois des jeux très très calmes, très posés.

[Marie] Je suis d’accord, il faut reprendre les petites habitudes, reprendre le rythme de chez nounou. Ils font très bien la différence entre la vie à la maison et la vie chez nounou. Je dirais qu’on peut s’organiser plus ou moins comme on veut. On peut organiser ses temps dans la journée en fonction de ce que l’on a envie, en fonction des enfants, s’ils sont fatigués, s’ils sont malades, s’ils ont besoin de sortir.

[Titre] Les avantages et les inconvénients

[Marie] Pour les avantages, lorsqu’on ferme la porte après le dernier, on est directement chez soi. Après, dans les inconvénients, c’est aussi que justement on est chez soi et que des fois il faut un petit laps de temps entre le moment où le dernier est parti, et puis le moment où on veut réattaquer sa vie de famille.

[Nathalie] Je ne vais pas au travail, c’est le travail qui vient chez moi. Donc je n’ai pas besoin de prendre ma voiture et de faire une demi-heure de voiture. Le quotidien est totalement différent, d’un jour à l’autre, en gardant quand même le rythme de l’enfant et le rituel. Les enfants nous apprennent énormément de choses, on leur apprend aussi, mais eux ils nous apprennent énormément de choses, ils nous renvoient énormément de bonheur. Les parents aussi nous apprennent beaucoup de choses. Après, l’inconvénient, je dirais justement que, quand mon travail est fini, je n’ai pas de pause. Mon travail de maman, de femme de ménage, reviennent au galop. Donc, j’ai besoin moi de faire une pause, je prends mon chien et je vais me promener, et quand je reviens ce n’est pas mon travail, c’est ma maison, j’ai besoin d’avoir ma coupure.

[Marie] Moi, je range tout comme ça il n’y a plus rien, il n’y a plus l’espace de jeu.

[Nathalie] Moi je fais ça le vendredi. Je range tout dans la salle des enfants et je récupère mon espace. Mais sinon dans la semaine non, je laisse en place.

[Marie] Il faut savoir s’imposer face aux parents aussi, leur rappeler leur rôle d’employeur. Certes, ils sont les employeurs, mais on n’est pas des gardiennes non plus, on fait un vrai métier qui doit être rémunéré comme tous les métiers. Il y a un cadre, nous on doit le respecter mais ils doivent le respecter aussi.

[Nathalie] Quand je présente mon métier pour signer le contrat, j’explique que j’ai deux casquettes : une casquette en tant que maman, où j’ai été à leur place pour faire garder mon enfant et que maintenant je suis de l’autre côté de la barrière, donc j’ai une autre casquette en tant que professionnelle. Je les comprends eux aussi, parce que j’étais totalement perdue en tant que maman employeur. Je suis là pour les aider aussi et éventuellement les diriger vers le Relais Petite Enfance pour leur expliquer ce que c’est qu’un employeur, ce qu’ils doivent faire, ce qu’ils doivent réclamer aussi. On a le droit de faire garder son enfant dans un cadre sécurisé, pour le bien-être de l’enfant.

[Titre] Les partenaires

[Nathalie] Les partenaires pour être assistante maternelle, il y a le Relais Petite Enfance. Il y a la PMI (Protection Maternelle et Infantile). Éventuellement, il y a les autres collègues en tant qu’assistante maternelle aussi, que l’on découvre aux ateliers d’éveil. Il y a les partenaires de formation, on peut éventuellement leur poser des questions aussi sur le métier. Il y a la page emploi, qui peut éventuellement nous aider à faire quelques démarches lorsqu’on a un problème.

[Marie] Oui, dans notre métier on peut être accompagnés par plusieurs partenaires. La PMI, on a toujours une puéricultrice référente à qui on peut s’adresser. Aux autres collègues, on trouve aussi des forums où l’on peut échanger avec d’autres assistantes maternelles. Il y a beaucoup de syndicats aussi qui peuvent répondre à toutes les questions juridiques. Ils sont là pour nous accompagner. On peut avoir des aides en cas de litige, si vraiment on doit aller jusqu’aux prud’hommes ou des choses comme ça. On peut être accompagné, même si on travaille à domicile on n’est pas tout seul, on a plusieurs partenaires sur qui on peut s’appuyer.

[Titre] La rémunération

[Nathalie] La rémunération moi je la trouve correcte la mienne. Après, c’est vrai que je ne suis pas du tout aux 35h : lorsque l’on fait un travail en tant qu’assistante maternelle à son domicile, on travaille des fois de 6h du matin jusqu’à 18h le soir. On n’a pas de pause à l’heure de midi, on arrive à s’octroyer éventuellement une petite pause quand les enfants font la sieste, pour manger un petit morceau ou souffler, se détendre. Mais c’est du lundi au vendredi. Il y a même certaines assistantes maternelles qui travaillent le week-end aussi, donc ce n’est pas un travail à 35h semaine. Mais mon salaire me convient tout à fait, on peut très bien s’en sortir.

[Marie] Alors après les tarifs ne sont pas les mêmes, qu’on soit en ville, qu’on soit en campagne, qu’il y ait beaucoup de demandes, moins de demandes, les tarifs s’adaptent. On cumule plusieurs contrats, donc en général peut sortir un salaire correct. Après oui, il ne faut pas comparer entre quelqu’un qui va travailler sur Paris ou quelqu’un qui habite à la campagne, ça ne va pas être les mêmes tarifs mais ça ne va pas être forcément les mêmes horaires non plus. L’avantage c’est qu’on peut gérer son emploi du temps et adapter sa rémunération en fonction, on peut augmenter le taux horaire si on travaille un petit peu moins d’heure avec certaines familles. Oui on peut complètement vivre correctement avec un salaire d’assistante maternelle, le tarif il reste libre.

[Titre] L’évolution du métier

[Nathalie] Je fais ce métier là depuis 16 ans et j’ai vu l’évolution. Le métier se valorise de plus en plus, de par la formation que l’on fait, de par les formations que l’on fait au fur et à mesure de notre métier. Et le regard des personnes change aussi, on n’est pas à la maison, on travaille à la maison, ce n’est pas la même chose. Et oui, le regard des gens commence à changer, on est assistantes maternelles agréées et certaines sont diplômées en plus.

[Marie] Assistante maternelle c’était un métier qui n’était pas forcément valorisé avant. Maintenant, les gens se rendent compte que c’est un vrai métier, qu’on a des diplômes, qu’il y a un cadre derrière. Puis, la plus belle des valorisations je pense que c’est celle des enfants, qui nous le rendent vraiment au centuple, c’est avec leur sourire, la première fois qu’ils disent nounou, des choses comme ça. Là on sent que notre métier il est fait pour quelque chose.

Quand les parents nous rappellent pour garder un deuxième enfant ou voire même un troisième, on se dit qu’on a dû faire du bon boulot pour qu’ils pensent encore à nous. Ou quand on croise des enfants qu’on n’a pas vus depuis quelques mois et qui tout de suite nous disent « nounou, nounou », on les a marqué un petit peu dans le dans leur petite vie, donc eux nous ont marqué dans notre vie. Si on a pu les marquer un petit peu c’est chouette.

J’ai gardé des contacts avec pratiquement tous mes parents employeurs. J’ai la chance de pouvoir revoir les enfants, de les voir évoluer, de les voir grandir encore maintenant et souvent de garder les petits frères ou les petites sœurs.

[Nathalie] Je garde des contacts avec certains enfants que j’ai gardé, qui restent dans le village ou le village d’à côté. Même en faisant les courses, on entend « nounou » au fond du magasin, on se dit « qu’est-ce qu’il se passe ». Donc c’est super agréable, on se met à genoux, on ouvre les bras et ils viennent nous sauter dans les bras. Même s’ils ont 8, 10 ans, c’est comme s’ils avaient encore 1 an et demi, 2 ans. Et puis même en allant chercher les enfants que je garde en périscolaire à l’école, j’ai des enfants de CM1, CM2, qui courent dans la cour, puis qui crient « nounou ».

[Narratrice] Merci à Marie et Nathalie de nous avoir accordé un peu de leur temps. Merci à vous chers auditeurs, pour votre écoute. On espère que cela vous a plu et on se retrouve bientôt pour un nouveau podcast de nos assistantes maternelles.

[Musique]